Taux imposition Airbnb en France : calcul, fiscalité et astuces !

305 euros. C’est le nouveau seuil qui fait basculer la fiscalité des locations Airbnb en France. Un chiffre qui ne laisse aucune place à l’improvisation : depuis le 1er janvier 2024, tout dépassement est immédiatement repéré, car Airbnb transmet désormais chaque centime perçu à l’administration fiscale. Oublier de déclarer n’est plus une option, la transparence s’impose, la sanction tombe à la moindre erreur.

Seuls les biens classés « meublés de tourisme » conservent un abattement fiscal avantageux de 71 %. Pour les autres, il tombe à 50 %. Mais dès 2025, la donne change brutalement : le plafonnement sera renforcé, compliquant la rentabilité des loueurs qui n’ont pas le statut professionnel.

Comprendre l’imposition Airbnb en France : ce que chaque propriétaire doit savoir

Louer son appartement ou sa chambre sur Airbnb implique des règles fiscales claires et strictes. Depuis 2020, la transmission automatique des revenus par la plateforme à l’administration fiscale a mis fin à toute zone grise. Que la location soit ponctuelle ou régulière, chaque euro gagné doit être déclaré, même pour une courte période sur une résidence principale louée moins de 120 jours dans l’année.

Impossible d’y échapper : toutes les locations saisonnières génèrent des recettes imposables. Le seuil d’exonération fixé à 305 euros pour les locations meublées (et à 760 euros pour une chambre louée chez soi) ne dispense pas de la déclaration, même si aucune taxe n’est prélevée en dessous de ce montant. La moindre omission ouvre la porte à des sanctions fiscales, et la vigilance est désormais de mise.

La bonne nouvelle ? Airbnb collecte la taxe de séjour à la source et la reverse directement à la commune. Le propriétaire n’a plus à s’en charger. Pour le reste, impossible d’éviter la case formulaire 2042-C-PRO : les revenus issus d’Airbnb sont à inscrire dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC), quelle que soit la fréquence de location.

Retenez bien : aucune tolérance sur la déclaration des revenus Airbnb, quelle que soit la somme ou le type de bien concerné.

Quels sont les régimes fiscaux applicables aux locations saisonnières ?

Le choix du régime fiscal influence directement la rentabilité de votre activité de location saisonnière. Deux options existent pour encadrer les revenus Airbnb : le micro-BIC et le régime réel. Chacun s’adapte à des situations particulières, que l’on soit loueur occasionnel ou multipropriétaire.

Voici les différences à connaître entre les deux principaux régimes fiscaux :

  • Micro-BIC : Ce régime s’adresse aux bailleurs qui perçoivent jusqu’à 77 700 € de revenus par an. Il propose une gestion ultra-simple : l’administration applique automatiquement un abattement forfaitaire de 50 % (71 % pour les meublés classés ou chambres d’hôtes), sans possibilité de déduire les charges réelles. Pratique si les frais restent limités.
  • Régime réel : Obligatoire au-delà de 77 700 €, mais accessible sur option en dessous. Il permet de déduire toutes les charges réelles : intérêts d’emprunt, frais de gestion, charges de copropriété, amortissement du bien et du mobilier. Ce régime séduit surtout les investisseurs ayant des frais importants ou un crédit immobilier en cours.

Statut LMNP ou LMP : deux cadres pour la location meublée

Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) s’applique tant que les recettes restent sous 23 000 € par an ou ne dépassent pas la moitié des revenus du foyer. Si ce seuil est franchi, le statut de loueur en meublé professionnel (LMP) s’impose, accompagné de l’affiliation à l’URSSAF et du paiement de cotisations sociales.

Les meublés de tourisme classés et les chambres d’hôtes profitaient d’un abattement fiscal majoré, mais la réforme prévue en 2025 va réduire cet avantage. À noter aussi : lorsque vous revendez le bien, il ne sera plus possible de diminuer la plus-value grâce à l’amortissement. Choisir le régime approprié dépend donc du bien loué, des recettes annuelles et des charges engagées.

Fiscalité Airbnb : ce qui change dès 2025 et comment s’y préparer sereinement

2025 marquera un tournant pour la fiscalité des locations Airbnb. La loi Le Meur va bouleverser les règles du jeu : pour les meublés non classés, l’abattement forfaitaire du micro-BIC va chuter à 30 % et le seuil d’application sera limité à 15 000 € de recettes. Pour les meublés de tourisme classés et les chambres d’hôtes, l’abattement passera à 50 %, avec un plafond abaissé à 77 700 €. Un contraste frappant avec 2024, où l’abattement atteignait respectivement 50 % (77 700 €) et 71 % (188 700 €). Concrètement, la rentabilité des logements loués en saisonnier va baisser, en particulier dans les secteurs où la demande explose.

Autre évolution clé : le régime réel reste autorisé, mais l’amortissement du bien et du mobilier ne permettra plus de réduire la plus-value lors de la revente. Cette modification technique pèse sur la stratégie patrimoniale des investisseurs et limite l’optimisation fiscale sur le long terme. Chaque propriétaire devra donc anticiper ces changements, ajuster sa stratégie et calculer l’impact de la nouvelle fiscalité sur ses futurs projets.

Il est recommandé d’anticiper la déclaration de vos revenus Airbnb : même si la plateforme transmet automatiquement les montants à l’administration fiscale, la déclaration reste de votre ressort. Sous 305 € (ou 760 € pour une chambre chez l’habitant), la franchise d’impôt s’applique, à condition de bien mentionner ces revenus dans la case dédiée. La stratégie à adopter dépendra du volume des recettes, du type de bien et du régime fiscal.

Jeune homme français annotant ses revenus face à une fenêtre sur Paris

Conseils pratiques pour déclarer vos revenus Airbnb et optimiser votre fiscalité

La déclaration des revenus locatifs issus d’Airbnb doit être systématique. Même pour des recettes modestes, la plateforme transmet les montants à l’administration fiscale, mais la responsabilité de la déclaration reste entière. Les revenus sont à reporter dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) via le formulaire 2042-C-PRO, que le logement soit une résidence principale, secondaire ou un meublé à l’année.

Pensez à surveiller le seuil de 305 € (ou 760 € pour une chambre louée chez vous) : en dessous, vous ne serez pas imposé mais il faut tout de même déclarer. Si vos recettes dépassent 77 700 € par an, vous basculez automatiquement au régime réel, qui permet de déduire les charges et frais de gestion, mais demande la constitution d’une liasse fiscale spécifique (formulaire 2031-SD). Gardez une trace de chaque justificatif de dépense.

Pour sécuriser votre déclaration, voici quelques réflexes à adopter :

  • Contrôlez toujours les montants préremplis par Airbnb sur votre espace fiscal.
  • Archivez chaque document lié à une dépense déductible (conciergerie, ménage, intérêts d’emprunt, travaux, etc.).
  • Testez un simulateur d’impôt pour estimer le montant à payer et ajuster votre stratégie de location.

Les prélèvements sociaux s’élèvent à 17,2 % sur les loyers encaissés. Au-delà de 23 000 € de revenus annuels, l’affiliation à l’URSSAF devient obligatoire, avec le paiement des cotisations sociales en conséquence. Un oubli peut coûter cher : le redressement fiscal s’étend sur trois ans, accompagné de pénalités et d’intérêts. Si la fiscalité Airbnb vous semble complexe ou si votre activité décolle, l’accompagnement d’un expert-comptable peut se révéler précieux.

Dès 2025, la fiscalité Airbnb ne ressemblera plus à celle d’hier. Règles revues, abattements réduits, déclarations surveillées de près : les propriétaires devront composer avec un paysage fiscal entièrement renouvelé. Reste à savoir qui saura tirer son épingle du jeu dans cette nouvelle configuration.

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