Franchise en cas de catastrophe naturelle : qui la paie ?

380 euros. C’est la somme qui sépare, au minimum, l’indemnisation de l’assureur du montant total des dégâts après une catastrophe naturelle. Personne ne peut y couper, pas même en multipliant les démarches ou en brandissant son contrat préféré. Pourtant, ce chiffre, on le trouve rarement en tête d’affiche. Et pourtant, il fait la loi, implacablement, quelles que soient les compagnies ou les sinistres. Mais à y regarder de plus près, certaines situations remuent les lignes, notamment quand les catastrophes s’acharnent sur un même territoire. Le cadre est strict, la loi s’impose, mais tout n’est pas figé.

Pour que la garantie catastrophe naturelle s’active, il faut un sésame : l’arrêté officiel, publié au Journal officiel. Sans ce texte, aucune indemnisation spécifique ne peut être demandée à l’assurance, même si la maison se retrouve les pieds dans l’eau ou les murs fissurés. Le calendrier s’emballe alors : à partir de cette publication, les assurés disposent d’un délai très court pour déclarer les dégâts. Là encore, pas de place à l’improvisation.

Catastrophe naturelle : comment la reconnaître et pourquoi c’est déterminant pour être couvert

La catastrophe naturelle ne se résume pas à un phénomène impressionnant. C’est la reconnaissance officielle de l’état de catastrophe naturelle par les autorités qui fait tout basculer. Un décret, noir sur blanc dans le Journal officiel, vient définir les contours de l’événement. Sans cette décision, la garantie catastrophe naturelle de votre assurance habitation ou auto reste lettre morte, quelle que soit l’ampleur des dégâts.

Voici les événements expressément reconnus par la loi : inondations, coulées de boue, séismes, mouvements de terrain, sécheresse, réhydratation des sols, avalanches, tempêtes, grêle ou neige. Cette liste ne laisse rien au hasard. Mais attention : il ne suffit pas que l’événement survienne, il faut qu’un arrêté précise la commune, la date, le type de phénomène. Seule cette publication déclenche la prise en charge par les assureurs.

La reconnaissance officielle enclenche alors une mécanique précise. Les contrats multirisques habitation ou auto incluent systématiquement la garantie « cat nat ». Les compagnies n’ont pas le loisir de l’écarter, mais rien ne se passe sans feu vert des pouvoirs publics. Dès l’arrêté publié, vous disposez de dix jours pour déclarer le sinistre : chaque jour compte.

Exemples de sinistres couverts

Pour mieux cerner ces situations, voici quelques cas concrets où la garantie s’applique :

  • Inondation dans une commune où un arrêté de catastrophe naturelle est en vigueur
  • Mouvement de terrain suite à une sécheresse officiellement reconnue
  • Chute de grêle ou épisode neigeux entraînant des dommages matériels, après publication de l’arrêté

Seuls les sinistres expressément listés et reconnus déclenchent la garantie. Les assureurs exigent systématiquement des preuves et le respect d’une procédure stricte pour ouvrir le dossier d’indemnisation.

Franchise d’assurance en cas de catastrophe naturelle : comment ça fonctionne

Dès que l’état de catastrophe naturelle est acté, la franchise catastrophe naturelle s’applique sans discussion possible. Ce montant, fixé par l’État, s’impose à tous : ni l’assureur ni l’assuré ne peuvent le modifier. Pour la plupart des particuliers, la franchise atteint 380 euros pour un dégât matériel direct, qu’il s’agisse d’une inondation, d’une coulée de boue ou d’une tempête.

Certaines situations font grimper la note. En cas de sécheresse ou de réhydratation des sols, le seuil légal grimpe à 1 520 euros. Ce montant plus élevé reflète la gravité et la fréquence de ces événements. Pas la peine de négocier : la franchise s’applique à chaque sinistre reconnu, pour chaque assuré concerné.

Type de sinistre Franchise légale (euros)
Dommages matériels directs (hors sécheresse) 380 €
Sécheresse, réhydratation des sols 1 520 €

En pratique, cela signifie que l’assurance verse une indemnité après déduction de la franchise. Pour les collectivités et les entreprises, les montants peuvent varier selon des barèmes spécifiques, souvent supérieurs à ceux des particuliers. Et si plusieurs biens sont touchés lors d’un même événement, la franchise s’applique à chaque bien assuré.

Qui règle la franchise et dans quels cas êtes-vous concerné ?

La franchise catastrophe naturelle, c’est l’assuré qui la supporte, jamais l’assureur. Dès qu’un arrêté interministériel reconnaît l’état de catastrophe naturelle, chaque victime doit s’acquitter de la part non remboursée. L’assureur applique la franchise prévue par la loi, sans exception, que ce soit en assurance habitation ou auto.

La franchise concerne bien plus que les grandes crues. Un arrêté peut aussi reconnaître des coulées de boue, des glissements de terrain, de la grêle, de la neige ou une sécheresse. Dès que le sinistre figure dans la liste des catastrophes naturelles prises en charge, la règle s’applique. Impossible d’y échapper, que l’on habite dans une maison isolée ou un immeuble en centre-ville.

Chaque assuré touché règle sa franchise : il n’y a pas de mutualisation entre voisins ou entre copropriétaires. Seuls certains contrats collectifs, souscrits notamment par des collectivités ou des entreprises, peuvent proposer des variantes. Pour les particuliers, la procédure demeure identique : l’indemnisation démarre toujours après déduction du montant légalement fixé, peu importe l’ampleur du désastre.

Jeune homme examine factures dans cuisine inondee

Les démarches pour être indemnisé après une catastrophe naturelle

La publication de l’arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle marque le début du compte à rebours. L’assuré a dix jours pour transmettre sa déclaration de sinistre à sa compagnie. Il n’y a pas de place pour l’approximation : il faut détailler les dommages matériels directs, qu’il s’agisse d’inondations, de coulées de boue ou de fissures. Chaque pièce justificative compte : photos, factures, anciennes expertises, tout ce qui permet de quantifier le préjudice.

L’assurance mandate ensuite un expert. Sa visite sur place est déterminante pour évaluer la hauteur de l’indemnisation. Certains assureurs, face à la multiplication des sinistres sur un secteur, proposent parfois des procédures accélérées. Restez attentif aux consignes transmises par votre compagnie.

Les contrats assurance habitation et assurance multirisque habitation incluent la garantie catastrophes naturelles. Mais attention : si l’événement n’a pas été reconnu officiellement, aucune indemnisation spécifique ne sera versée. Cette garantie ne s’active qu’avec l’arrêté de catastrophe naturelle.

Le montant reçu sera toujours amputé de la franchise catastrophe naturelle prévue par la loi. Rapidité, rigueur et anticipation dans la constitution du dossier font la différence, surtout quand les catastrophes se succèdent et saturent les services d’expertise. Dans ces moments-là, chaque minute compte, et chaque document peut accélérer le retour à la normale.

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