1 acheteur sur 2 exige une visite du bien juste avant la signature chez le notaire, alors même qu’aucun texte ne l’impose. Cette étape, parfois source de tensions, s’est imposée comme une coutume dans la vente immobilière. Vendeur et acquéreur s’y prêtent, négocient la date, la présence des uns et des autres, et cherchent à éviter la moindre mauvaise surprise avant la remise définitive des clés.
La date de cette visite finale se décide souvent en fonction des agendas de chaque partie et du caractère occupé ou non du logement. Parfois, le compromis de vente prévoit déjà une clause sur ce point ; dans d’autres cas, tout repose sur la bonne volonté et l’accord du vendeur comme de l’acheteur.
La visite avant la signature chez le notaire : une étape clé souvent méconnue
La visite avant la signature du notaire, certains l’appellent aussi visite de courtoisie ou visite préalable, s’intercale entre la promesse de vente et la signature définitive. Ce moment donne à l’acquéreur une opportunité précieuse de s’assurer que le bien correspond bien à ce qui a été convenu dans le compromis. Pour certains, il ne s’agit que d’un passage obligé, pour d’autres, d’un véritable filet de sécurité. Rien n’oblige formellement à cette étape, mais elle s’est ancrée dans la pratique, tant elle permet d’éviter des déconvenues de dernière minute.
Concrètement, l’acheteur peut solliciter une visite quelques jours avant la rencontre chez le notaire. Le vendeur reste libre d’accepter ou non, mais un refus peut légitimement éveiller des doutes sur l’état du bien. Dans la grande majorité des cas, les professionnels, agents immobiliers, chasseurs, encadrent cette étape et jouent les médiateurs pour que tout se passe sereinement.
La visite préalable n’est pas un simple tour du propriétaire : elle permet de vérifier la liste des équipements mentionnés dans le compromis, de s’assurer que les annexes (cave, garage, parking) sont libres, et que le logement n’abrite plus aucun meuble non inclus dans la vente. C’est aussi le moment de relever les compteurs d’eau, de gaz et d’électricité, et de constater l’achèvement d’éventuels travaux convenus. Si un problème ou un sinistre est détecté, le notaire peut décider d’inscrire une réserve à l’acte, voire de retenir une partie du prix jusqu’à résolution du différend.
Pour résumer les points à retenir, voici ce que cette visite implique :
- Visite préalable : rien n’y oblige, mais elle limite le risque de litige ou de découverte inattendue.
- Elle a lieu entre la signature du compromis et la conclusion de l’acte authentique.
- La présence d’un agent immobilier ou d’un professionnel apporte un cadre rassurant.
À quel moment planifier la visite finale de votre futur logement ?
La visite préalable s’inscrit dans la toute dernière ligne droite du parcours d’achat immobilier, juste avant l’étape finale chez le notaire. On la planifie idéalement dans les quelques jours qui précèdent la signature : le plus souvent entre trois et cinq jours, parfois la veille si le logement est déjà vide ou si le vendeur vient de déménager. Cette proximité avec la date de signature permet une vérification au plus près, tout en laissant le temps de signaler tout incident ou désaccord qui pourrait surgir.
Aucune règle stricte ne dicte le calendrier, mais il est recommandé de ne pas attendre l’avant-veille pour éviter de se retrouver pris de court. Un créneau trois à cinq jours avant la signature laisse toujours une marge de manœuvre pour réagir en cas de découverte ou d’aléa. Certains préfèrent miser sur la dernière minute, surtout si le logement est vacant, pour écarter tout doute.
Les professionnels de l’immobilier, qu’il s’agisse d’agents ou de chasseurs, sont souvent aux manettes de cette organisation. Ils facilitent la coordination, rappellent la liste des éléments à vérifier, équipements, annexes, compteurs, et s’assurent que tout le monde soit présent. Il est judicieux d’inviter le vendeur lors de cette visite finale : il pourra répondre directement à d’éventuelles questions et remettre les documents nécessaires.
Voici les points pratiques à anticiper lors de la planification :
- Privilégier une visite trois à cinq jours avant la signature de l’acte authentique.
- Vérifier que le vendeur, l’agent immobilier et, si besoin, d’autres professionnels sont disponibles.
- Garder en tête que la visite préalable reste une sécurité pour l’ensemble de la transaction, même si elle n’a rien d’obligatoire.
Pourquoi cette ultime visite est essentielle pour sécuriser votre achat immobilier
Cette visite préalable, que d’aucuns appellent visite de courtoisie, occupe une place stratégique dans la vente immobilière. Elle donne au futur propriétaire une dernière chance de contrôler l’état du bien juste avant la signature de l’acte chez le notaire. Ce n’est pas une exigence légale, mais une habitude qui protège contre l’imprévu et qui permet de lever tout doute, même de dernière minute.
Ce passage permet de s’assurer, point par point, que tous les équipements promis au compromis sont bien là : électroménager, chaudière, volets, annexes telles que cave ou garage. Il offre également l’occasion de vérifier que ces annexes sont libres de toute occupation et que le logement a été vidé de tout meuble ne faisant pas partie de la vente. Les relevés des compteurs (eau, gaz, électricité) doivent être faits en présence du vendeur ou de l’agent immobilier : c’est la meilleure garantie pour éviter tout malentendu par la suite.
En cas de problème, par exemple, un dégât des eaux survenu entre le compromis et la signature, ou des travaux non terminés, le notaire peut inscrire une réserve à l’acte ou retenir une fraction du prix de vente jusqu’à résolution du litige. Si l’assurance doit intervenir, le notaire peut aussi jouer le rôle d’arbitre. Anticiper, contrôler, signaler : ces réflexes sécurisent la transaction et rassurent tout le monde.
Se donner les moyens de tout vérifier une dernière fois, c’est s’assurer une acquisition sereine et éviter les mauvaises surprises.
Conseils pratiques pour bien préparer votre rendez-vous chez le notaire
La remise des clés marque l’un des temps forts de la signature chez le notaire. Elle se déroule le plus souvent le jour même où l’acte authentique est signé. Toutefois, si vendeur et acquéreur s’entendent, il est possible de prévoir une remise anticipée ou différée : dans ce cas, il est vivement recommandé de formaliser la situation par une convention d’occupation précaire ou de mettre en place un séquestre. Toute occupation du logement avant ou après la signature doit impérativement être cadrée par écrit.
Pour bien préparer la visite finale, il est judicieux d’établir une liste de points à contrôler : équipements présents, état des annexes, vérification générale du bien. Un relevé précis des compteurs d’eau, de gaz et d’électricité s’impose. Prendre le temps de la vérification, sans précipitation, permet de comparer la réalité avec ce qui figure dans le compromis de vente. L’appui d’un professionnel, comme un agent immobilier, facilite grandement la démarche.
Avant de vous présenter à la signature, voici les vérifications à effectuer :
- S’assurer que le logement est vidé de tout meuble non prévu dans la vente.
- Vérifier l’accessibilité et la vacance des annexes (cave, parking, etc.).
- Consulter le notaire si un défaut est constaté et envisager l’inscription d’une réserve à l’acte.
Le notaire orchestre la signature, mais chaque détail a son importance : conformité du bien, présence des équipements, gestion des éventuelles réserves. Si la moindre question surgit, mieux vaut la signaler sans tarder. Le notaire peut alors retenir une partie du prix ou inscrire une réserve à l’acte. La remise des clés scelle le passage du statut d’acheteur à celui de propriétaire, et met un point final à la transaction.
Ce dernier rendez-vous n’est pas qu’une formalité : il engage la suite de votre vie dans ce logement. Un contrôle attentif, une parole échangée, et la certitude de franchir le seuil en toute confiance : voilà ce qui fait toute la différence le jour de la signature.


